Libertinage : la libertine célibataire, ce Saint-Graal !

Clarence - BD avec couple qui dont l'homme fantasme sur une rencontre avec une libertine célibataire mais dans la réalité, celle-ci le repousse.

C’est la quête de beaucoup de couples libertins : rencontrer une femme seule pour s’encanailler avec elle. Mais il faut redescendre sur terre, cette recherche est très ardue. Le profil de la libertine célibataire est encore trop rare. Et si, jour de chance ! un couple réussit à en trouver une, ça ne se passe pas forcément comme prévu…

Voici le message que je trouve un beau matin, message envoyé par un lecteur : « J’accompagne une copine à Paris pour une soirée à organiser. Elle cherche un truc pour se faire du bien avec une fille. Si tu as des tuyaux je suis preneur (je finirai le job ! ) 

Cher S., comment te dire… C’est que… ça risque d’être compliqué. En effet, il faut s’ôter de la tête que les soirées libertines seraient bondées de femmes seules, bisexuelles en rut. En revanche, il est très facile de trouver des hommes seuls hétéros pour se joindre à vous. Bon, ce n’est pas ce que vous cherchez… c’est ballot ! 

Comment se fesse ? Pourquoi un tel déséquilibre ? Les femmes aimeraient-elles moins le sexe que les hommes ? Seraient-elles moins « libertines » ? Ni l’un ni l’autre mon cher lecteur ! Disons qu’elles restent encore trop stigmatisées lorsqu’elles affichent une sexualité libre, en tout cas, elles sont davantage jugées que les hommes. Le mot « salope » demeure une insulte sans équivalent au masculin (voir mon article). Résultat, lorsqu’on se présente en couple, avoir le fantasme de terminer la soirée avec une fille, risque de rester au stade du fantasme. Tant et si bien que Flo Castel et Monsieur Chapeau, dans leur Guide libertin pour tous appellent ces amazones des licornes en référence à la créature mythique et donc introuvable. Bon dans notre affaire, s’il y en a un qui doit porter des cornes, c’est toi le mec… des cornes de cocu !

Redevenons sérieux. Pour corser ta quête de ce trio, des clubs libertins n’acceptent pas les femmes seules ou du moins les regardent avec méfiance. Pourquoi ? parce que ces établissements craignent qu’elles soient en fait des prostituées venues ici faire leur marché. Ce qui ferait passer le club pour un proxénète aux yeux de la police avec risque de fermeture administrative. La libertine célibataire, la femme seule et libre, un être dangereux… Surtout lorsqu’on part du principe que l’échangisme reste la pratique reine. La femme seule déséquilibre les fameux échanges puisqu’elle n’a personne à échanger. Si cette dernière n’est pas bisexuelle, pendant que monsieur batifole avec elle, que va faire madame ? Elle se tourne les pouces ? Elle stresse que son mec reparte avec la donzelle.

Mais les temps changent, c’est vrai. Et des femmes seules, il y en a de plus en plus d’autant que certains établissements les font entrer gratos ou à bas prix certains soirs. Imaginons tout de même que ta copine et toi, vous tombiez, et je vous le souhaite, sur une bisexuelle. Elle est charmante, délurée, tout comme il faut. Elle commence à fricoter avec ton amie, super. Cela ne veut pas dire que, selon ton expression très poétique, tu vas pouvoir « finir le job ». Si notre licorne trouve madame à son goût, cela n’implique pas que, automatiquement tu l’inspireras. Elle a tout à fait le droit de te repousser voire si tu insistes, de te jeter…

Ajoute à tout cela le fait qu’avec ton amie, vous êtes de bons copains, vous n’êtes pas un vrai couple, ça peut se ressentir. En effet, des amoureux possèdent une complicité qui peut plaire à une tierce personne. Les potes en quête de matos féminin pour un fantasme à réaliser, peuvent être moins attirants…

Mais ta soirée n’est pas perdue pour autant. En club ou en soirée privée, vous tomberez forcément sur d’autres couples et là, ça peut très bien fonctionner avec l’un d’eux. Avouons qu’il y a pas mal de possibilités de jeux : échangisme ou mélangisme (échange des partenaires sans pénétration). Les dames peuvent aussi s’amuser devant les messieurs. Puis chacun viendra ou non « finir le job » comme tu dis. On en reparlera du job d’ailleurs, car ça mérite de s’y attarder… 

Bande dessinée : Clarence , graphiste multiplumes