Fêtes : où trouver une tenue de révefion ?

crédit: David Billion

Pour des fêtes de fin d’année plus ou moins sages, des soirées à deux ou plus, je vous conseille d’aller faire un tour chez Martine et Jean-Pierre, les « tata et tonton » des milieux libertins et bdsm parisiens. Voilà 17 ans que leur boutique Métamorph’Ose existe dans le Marais, une véritable caverne d’Alibaba du baba…

C’est un périmètre hot en couleur coincé entre Beaubourg et le boulevard Sébastopol : la rue aux Ours où se trouve le plus grand sex club gay de Paris, Le Dépôt, la rue St Martin avec son bar lesbien, La Mutinerie et le bar à cocktail le 153 à la déco suggestive qui organise régulièrement des ateliers d’écriture érotique. Se trouve à deux doigts la sulfureuse rue Quincampoix. Sulfureuse, pourquoi ? Autrefois, elle fût surnommée « rue des Mauvaises-Paroles » ou encore « rue des Cocus » car s’y pratiquait la prostitution. Par ailleurs, jusque récemment, la voie comptait le célèbre club 41 Chez Denise, haut lieu de fêtes déviantes où venait s’encanailler, entre autre, Patrick Sébastien. L’animateur a même consacré un roman Vitriol Menthe à cette reine de la nuit. Aujourd’hui, au n° 83, la rue Quincampoix abrite le WE, discothèque libertine.

C’est au n° 49 que je vous donne rendez-vous, à la boutique Métamorph’Ose. De l’extérieur, une devanture rose avec en vitrine des robes plus ou moins longues, style costumes d’époque, un perfecto, un soutien-gorge, des escarpins, des masques de Catwoman, tout cela paraît relativement sage sauf que, quand vous y regardez de plus près, tout n’est que vinyle et dentelle ! D’abord, il faut sonner, c’est Martine et/ou Jean-Pierre qui vous accueillent, un couple chaleureux, amoureux depuis 13 ans.

Au fil du temps, « Les Métamorph’Ose  » sont devenus les « tata et tonton » des milieux libérés, les référents si vous préférez. Libertins et adeptes du BDSM viennent ici se confier. « C’est compliqué pour eux de parler de ça à leur entourage qui ne partage pas ces pratiques » raconte Martine. Si bien que tous deux peuvent vous conseiller sur les folles soirées de la capitale. La boutique est une porte d’entrée du Paris sulfureux ou tout simplement une occasion de ravir les curieux, de s’inspirer de ces univers pour une fois rentrée à la maison, jouer en amoureux.

Le rez-de-chaussée ressemble à un love shop classique et propret avec des loups, des bas, des sextoys. Mais au sous-sol, vous découvrirez une magnifique cave voutée de 200 mètres carrés, exceptionnelle comparée aux sex-shops confinés ou sans âme de Pigalle.

Ici, c’est une incroyable caverne d’Alibaba dédiée aux tenues les plus affriolantes à la portée de toutes les bourses. Des robes glamour dès 45€ à des créations couture, pièces uniques qui peuvent monter à 1500 € pour la marque Phyléa, des bustiers, vestes en satin ou fourrure, robes et bas de latex multicolores, shorty de cuir, robes en dentelle vinyle Patrice Catanzaro, ensembles en strass, jupes tutu ou tenues moulantes qui vous donnent un air d’Emma Peel, pile poil comme moi ! Les messieurs aussi trouveront des pièces pour eux. Il est difficile de ne pas craquer pour une tenue plus ou moins habillée à porter lors d’une soirée à thème, un réveillon survolté ou tout simplement un moment d’intimité à deux.

 

 

Une curiosité : une culotte pour pratiquer le facesitting. La dame l’enfile. Le trou au niveau du sexe, permet à qui voudra, de glisser sa tête. Et d’être un peu étouffé ! Le charme de la pratique…

Pour la déco, un carcan, un prie-Dieu, une cage en bois avec un mannequin à l’intérieur, une grande croix en bois pour attacher je ne sais qui, je ne sais quoi, juste des vêtements exposés évidemment… Canapé en velours et légendaire fauteuil en rotin du film Emmanuelle, tout est organisé pour que vous preniez le temps d’essayer, de choisir ce qui sied le mieux à votre séant. Tout cela sur les conseils des maitres des lieux. Enfin c’est surtout Martine, la maîtresse. Voilà 17 ans qu’elle tient le manche ici, et pas qu’un seul ! Le rayon « accessoires » est particulièrement bien achalandé en fouets, martinets et cravaches.

crédit : David Billion

Là aussi, certaines pièces sont uniques, faites à la main. « En privé, j’essaye toutes les badines que je vends en boutique », me rassure Martine.

Quand Jean-Pierre a rencontré Martine, il était cadre supérieur, il venait juste donner un coup de main le week-end. Là où Jean-Pierre prend le plus son pied, c’est au rayon chaussure. Il adore se mettre à genoux devant les clientes, leur faire essayer des escarpins à talons en métal, des plateformes shoes en plexiglas ou encore lacer des cuissardes. Le monsieur aux yeux rieurs vous proposera probablement un petit massage de la voute plantaire. Mais c’est à vous mesdames d’en décider bien sûr !

Métamorph’Ose – 49, rue Quincampoix – Paris 4ème

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