Queue de béton, gode en bois et orgie multivitaminée. Allez ! C’est ma tournée !

Ma dernière escapade de partouzologue dans le Paris érotico CULturel. De foot à foutre, il n’y a qu’un pas, même dans une orgie, ne ratez pas le coup d’envoi ! Vous découvrirez aussi les secrets d’une serial fesseuse, ceux d’une légende du X vintage pour ne jamais débander et enfin les fameuses statuettes en bois du musée du quai Branla. Enfonçons nous !

Combien sont-ils à vouloir m’accompagner dans mes folles tournées ? Normal vu le thème du blog. Le type te tanne depuis des mois, prétextant qu’il fera office de photographe. Tu te dis, bon testons ! Le mec se pointe lors d’une soirée, je lui présente mes cops. A votre avis, quelle est sa toute toute première action ? Il leur paye un coup ? Non. Il leur raconte les dernières blagues des Grosses Têtes ? Non. Il les questionne sur la nouvelle couleur tendance en matière de cravache ? NON. Réponse: il demande à l’une des miss s’il peut faire un selfie à ses côtés et s’il peut mettre sa grosse papatte à lui sur son gros nichon à elle. Histoire de poster ça sur Facebook pour impressionner ses “amis”. Si si… Et mec ! Le Paris érotique, c’est pas Disneyland ! Ma cops, c’est pas Blanche Neige et les 7 mains alors tu prends ton appareil à cliché et ton cul mou et tu dégages !

Les autres, suivez-moi !

Pour la première fois, je vais tâter du sextoy en bois, suis-je vernie ? J’ai rendez-vous au bar d’une chaine d’hôtel qui jouxte le Forum des Halles et sa canopée caca d’oie. Je rencontre alors Pascal, le fondateur de l’ébénisterie Idée du Désir. Pascal est venu de Charente pour faire connaître ses produits du terroir. Nous apérotons alors que sur la table, ils m’exposent les objets du délit de lit en ébène, en merisier, en damier, à partir de 85€ la pièce.

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Au premier coup d’oeil, ça ressemble à un étrange chausse pied. Du coup, les autres clients des tables autour, ne se doutent pas où ces drôles de sculptures massantes sont censées finir. D’où le premier atout : si vous le laissez trainer par inadvertance sur la table de nuit, vous pouvez prétexter que c’est de l’art Maori acheté à la boutique du musée du quai Branla, pardon Branly.

Pascal m’explique : “on fait pénétrer l’objet dans le vagin. La protubérance striée permet de stimuler le point G.” En tout cas, mes copines blogueuses, m’ont font que des éloges. La matière bois change du latex ou du métal un peu froid. Avec ou sans noeud, le bois, c’est plus HOThentique ! Oulala, joli slogan que voilà ! Du coup, Pascal m’offre l’une de ses créations les plus efficaces selon lui, dénommée “Orchidée structurée”, je suis sûre que les dominas que je fréquente parfois, en feront un merveilleux usage.

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Orchidée structurée

Il en existe aussi pour vous messieurs, afin de vous masser la prostate.

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Emma : Mais Pascal, dites-moi, d’où vous viennent de telles idées ?

Pascal : j’en avais ma claque de construire des portes de cuisine depuis 18 ans. Lors d’un barbecue avec un pote sexologue, j’ai eu l’idée de relancer mon activité. Mon ami m’a montré des planches anatomiques. Et là, nous avons travaillé ensemble à façonner des prototypes ergonomiques. Eh bien, croyez-moi, depuis 2 ans, je suis scié de voir à quel point l’affaire cartonne !

E : Et comment votre entourage a-t-il perçu la réorientation de votre activité ?

P : Lors d’un repas de famille, belle maman a balancé : “vous avez-vu dans la Charente Libre, y a un article sur un type qui fait des sextoys en bois”. Et là, j’ai dû avouer : “le type, c’est moi.” Et bien sous l’effet du bon vin, ma belle-mère n’était pas du tout choquée. Elle m’a même réclamé un godemichet ! Bon, le lendemain, elle s’est rétractée, ouf ! Je m’attendais à tout sauf à donner du plaisir à belle maman…

E : Quelle est la prochaine étape ?

P : je souhaite trouver une ambassadrice médiatique qui pourrait exposer publiquement et sans langue de bois, les atouts de mes sextoys.

E : Angelina Jolie ? C’est le moment, elle est célib.

Si parmi mes lecteurs quelqu’un a un contact… Comme les autres, Angelina finira par craquer, elle n’est pas de bois !

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Décidément la vie de blogueuse cul n’a rien d’un long fleuve tranquille. Je me réjouis que Libération reprenne mon reportage sur le shooting de l’année de Laurent Bénaïm. C’est grâce à l’entregent de mes amis d’Enlarge Your Paris, site qui traite des sorties en banlieue. Mais voilà qu’à cause d’un bout de quéquette de nain, Facebook me coupe le trafic pour une bonne semaine. Aah ! Facebook, tu as une acuité visuelle bien meilleure que moi en ce qui concerne la chose. Mon grand fantasme : interviewer le no life qui a mis au point le logiciel de reconnaissance de bites, de chattes et de nichons. A moins que le type soit déjà en HP… Le monde moderne est sans pitié. Je me tourne alors vers l’autre jambe du blog : Twitter. Mais catastrophe ! Impossible d’y accéder, le réseau fait l’objet d’une cyber attaque ! Il y a des semaines comme ça, c’est vacances forcées. Mais non, mais non, continuons !

Diner de tontons tringleurs chez l’un des plus grands fétichistes de la place de Paris, j’ai nommé Yves Riquet. Ce monsieur distingué adore soupeser comme une belle escalope la pointe blanche richement ornée (cache sexe) de Magda, meneuse de revue au Concert Mayol dans les années 40. Ce collectionneur de tout ce qui touche aux danseuses de cabaret, a fait fortune dans l’informatique.

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Yves toujours bien entouré – ici avec les danseuses du Crazy Horse

A la fin des années 90, il a sauvé la production de bas coutures français en rachetant le dernier métier à tisser. Ils sont toujours commercialisés par la société Sodibasparis. Parmi les convives figurent C. un journaliste à l’accent chantant et Richard Allan, alias Queue de béton, acteur porno star des années 70, Brigitte Lahaie version mec.

Richard Allan - Brigitte Lahaiee
Richard Allan – Brigitte Lahaie

Richard est une mine d’histoires du passé (contrepèterie Almanach Vermot). D’abord, il nous raconte comment il s’est retrouvé dans le X.

Richard : En 1969, j’organisais des orgies appelées “le petit train”. A l’époque, il n’y avait pas internet alors on se réunissait tous à partir de la porte Dauphine, et les voitures se suivaient. Lorsque nous étions assez nombreux, j’emmenais tous ce beau monde dans de grands appartements. Un soir, j’étais alors déguisé en curé, je donnais l’absolution à une jeune femme sur un prie Dieu. Et là, face à moi, je tombe sur Sylvia Bourdon, grande prosélyte du sexe libre et copine de Roland Dumas, une légende de l’époque. Elle me lance : “toi, tu es un artilleur. J’ai un copain qui cherche des mecs comme toi qui bandent tout le temps pour faire des romans photos.” A l’époque, je suis au chomdu, marié à une libertine. Nous nous rendons alors au rendez-vous. Il y a un autre couple, un photographe, un assistant et un éclairagiste. Arrive le moment ben, où il faut copuler. Et là, flanelle ! Queue dalle ! Les deux filles m’aident, rien n’y faisait ! J’ai compris que c’était un boulot, un vrai métier !

Emma : Avez-vous une technique sans médoc pour rester dur ?

Richard : Ça peut faire rire quand le public ne s’y attend pas mais je tape mon sexe dans ma main pour créer un afflux de sang, ça fait clac ! clac ! clac !

Yves : Comme le boucher qui travaille son morceau !

Richard Allan - Emmanuelle Julien - Paris Boogie Speakeasy
Richard Allan et moi dans le bar privatif d’Yves Riquet Le Paris Boogie Speakeasy

E : Richard, allez ! Déballez-nous tous vos secrets en cas de faiblesse ?

R : il y avait deux phases critiques possibles: d’abord, éviter l’éjaculation pour continuer le tournage. Pour ça, je faisais du “sans les mains”, le fait de ne plus toucher la partenaire, permet de faire baisser l’excitation. Je contractais les muscles du bas du ventre au niveau du sternum, il fallait annihiler le plaisir, le ressenti, faire le vide pour éviter le point de non-retour.

C : ça rejoint les techniques tan… triques !

R : La méditation, ça aide à s’échapper dans les situations difficiles. Je médite partout en baisant mais aussi dans la nature, dans mon jardin, je parle aux arbres.

Y : Si c’est un saule pleureur, faut le consoler !

R : et puis il y avait toutes les situations où je risquais de débander. Par exemple, l’haleine fétide d’une partenaire ou encore les odeurs malvenues des candidas, champignons vaginaux, c’est arrivé aux plus grandes actrices ! Pour faire abstraction, il faut séparer la tête et les jambes, l’esprit du corps. Par exemple, je me concentrais sur le visage ou le sexe d’une autre. A l’époque, les femmes avaient des poils, donc ce n’était pas bien grave si elles n’avaient pas une jolie chatte, c’était caché.

Y : Ça me fait penser aux exercices spirituels de Saint-Ignace de Loyola !

R : Il faut s’entrainer en compartimentant nos différents sens, oublier la vue toujours trop sollicitée ! Se concentrer sur l’ouïe par exemple, moi j’adore écouter les femmes pisser. Le liquide qui tombe sur l’émail des toilettes, c’est tellement musical et très différent d’une personne à l’autre.

C : c’est un art de faire pipi en mi bémol !

Y : on peut aussi organiser des compétitions, le Bol d’Or !

R : Toujours dans l’idée de cloisonner ses sensations, une fois, une fille m’a réclamé une expérience scato…

Par courtoisie, personne n’ose rappeler à Richard que nous sommes à table, au moment du… fromage. Il est intarissable, je vous le disais…

R : elle a voulu que je lui chie dans la main. C’est la seule fois où j’ai fait ça. Et bien avec ma technique, j’ai maitrisé l’odeur et figurez-vous qu’elle s’est transformée en excitation. Bon, la fille était très jolie…

Lecteurs, si vous n’avez pas toujours pas vomi, c’est que déjà, sans le savoir, vous appliquez la fameuse technique de Richard ! Bravo ! Sur cet exploit, je prends congé pour me con geler sur mon scooter.

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J’ai rendez-vous avec Maitresse Caly, dans un bar en boiserie, quasiment en face de la Gare du Nord. C’est une quadra mince et pétillante à la chevelure rouge.

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Comme toutes les dominas, Caly possède une certaine aura, elle habite pleinement l’instant, condition indispensable pour incarner le fantasme. L’histoire de Caly est étonnante. Fille de cité, elle est aujourd’hui une figure très respectée du monde SM. Je publierai l’intégralité de l’interview prochainement sur le blog.

Caly : j’adore la vue que l’on a depuis ce bar. J’organise souvent des jeux de piste pour les soumis dans le quartier. Je leur planque un collier de chien dans les toilettes, un string empaqueté et collé sous un panneau pub ou encore un bas dans le photomaton. Et moi, derrière la baie vitrée, je sirote tranquillement mon verre et je me marre à observer le type chercher… passer dans un sens et puis dans l’autre… Trop drôle !

Emma : Tu sais que la fessée fait un tabac en ce moment et pas seulement dans les donjons. Les parisiens et parisiennes en raffolent, c’est la grande tendance érotique pour se réchauffer cet hiver. Alors, donne nous ta recette pour mettre de bonnes fessées en série.

C : J’aime bien échauffer d’abord avec tous tes doigts sauf le pouce. Pas la peine que la main soit vraiment dure. Tu peux commencer avec le haut des doigts, puis les doigts entiers comme pour jouer du tam-tam. Ensuite, tu mets les doigts + le haut du métacarpe et enfin la main entière. Et seulement là, tu peux y aller fort.

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Attention, pour ne pas se blesser, il faut que toutes les parties de la main, doigts et paume touchent le fessier en même temps. La puissance ne part pas que du bras, c’est tout le haut du corps, épaule et même abdos qui se contractent. Et la respiration est ventrale et régulière. Il faut éviter l’apnée.

E : c’est important le bruit de la fessée ? Le claquement ?

C : De bonnes fesses charnues, ça aide ! Quand c’est osseux, ça ne claque pas, ça ne rebondit pas et ça fait mal aux mains. Ce qui est sympa, c’est d’alterner d’une fesse à l’autre selon son inspiration, utiliser le cul comme un instrument de musique !

E : Le rythme dans la peau ! Tout ça donne envie d’aller faire la fête !

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C’est un vieux pote des nuits SM qui m’introduit ici mais il apprécie aussi les soirées libertines classiques, style orgie sans cravache ni bâillon-boule comme ce soir dans un loft du 9ème arrondissement près du square d’Anvers. Le type qui reçoit bosse dans le ciné, un beau mec plutôt tatoué et friqué. Les lieux sont meublés de façon épurée, de bois clair, genre à la japonaise. Il y aussi quelques oeuvres d’art, des sculptures de verre et des tableaux abstraits. Au milieu du salon, c’est la zone rouge ! Aussi étrange que ça puisse paraitre, trône un lit arrondi écarlate comme une scène de peep-show. Au programme donc de la baise, rien que de la baise. Il n’y a que des paires, c’est “soirée multicouple” comme le multivitaminé, tous les composants doivent se mélanger pour mieux se dynamiser. On compte donc 5 couples dont l’âge ne dépasse pas 40 ans, quasiment tous recrutés via le net. Ça discute de tout et de rien, de la campagne électorale. Un garçon frisé trouve “super dommage de ne pas entendre davantage dans les débats Pierre Larrouturou” économiste grand défenseur de la semaine de 4 jours…

Je m’éclipse discrètement aux toilettes et quand je reviens, 5 minutes après à tout péter, stupéfaction ! Tout le monde est à poil à part peut-être encore un couple hésitant et probablement un peu débutant. C’est le fameux phénomène du coup d’envoi, comme au foot. Qui a lancé les hostilités ? “C’est ma copine !” me répond fièrement un garçon, portant encore il y a quelque seconde une chemise à fleur Kenzo. La fille en question est une black sculpturale, avide de chair. Il est vrai que c’est quasiment toujours une femme qui ouvre le bal. Normal, le consentement féminin est central dans une orgie.

Octave Tassaert - La Femme Damnée - orgie
Octave Tassaert – La Femme Damnée

A noter également qu’ici, un couple purement échangiste en perdrait son latin. En effet, c’est un joyeux bordel, là une femme et deux mecs, un peu plus loin une mêlée compacte. Mais ça manque un peu de musique, de fête et de séduction tout ça.

Bzzzz ! Mon phone vibre. Un MMS, une photo de soumis tutu, en tutu donc, entouré de travelos, enfin soyons précis, des potes qui délirent en se sapant en meuf pour le plaisir d’avoir les parties à l’air libre sous leur jupette. Oh ! Mais je reconnais Mimi, le roi de la touze fetish dans un fourreau tigré ! Mimi La Tigresse ! Impayable même à 1€ la pipe sur les Marées chauds ! Bzzzz ! Par WhatsApp, je reçois une vidéo un zest porno en provenance de la même soirée. J’entends derrière la zik, la voix alcoolisée de Maîtresse Lentik qui oblige deux jeunes gars à se frotter mutuellement la quéquette. N’y voyez aucune pulsion bi ou homo, c’est Maîtresse qui l’ordonne. “Vas y tutu, balance l’adresse !” Et me voilà partie aux con fins de l’apocalypse…

Mes virées précédentes dans le Paris érotique :

1 Ma nuit BDSM chez les amis du Kommandant

2 “Soumise party & extases sonores”

3 “Expo L’Art du nu : filles en cascade”

4 “Mon dîner chez la dominatrice du site jedominemonmari.com”

5 “Sexercices à la piscine”

6 « Cabaret électro manga et mousse party »

7 Le photographe Laurent Benaïm fait son cirque, accrochez-vous !

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2 Commentaires

  • bonjour emma.

    article haletant comme d habitude

    pour regler ton probleme facebook tu peux utiliser en plus de facebookk et tweeter mondelibertin.net . Nous l avons remodeler pour fournir un service a peu pres équivalent a facebook mais sans censure.

    il ne manque plus que toi

    bises

    lienty

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