Non mais, où va t-on ?

Chatte de gouttière du Paris érotique et apocalyptique, Emma la Diablote est de sortie. Rencontres et anecdotes autour du milieu fetish et SM où c’est la Fashion Week toute l’année !

5123681_3Le latex sort du guetto BDSM pour gainer Kim Kardashian. Quand on repense au porno chic au début des années 2000, ce n’est pas la première fois que le gratin s’encanaille dans ce matériaux élastique. Le latex possède la particularité de bien mettre en valeur les femmes aux formes arrondies, même avec petite poitrine. Cette texture comme une seconde peau, est travaillée par la styliste parisienne Mademoiselle Ilo. Me voilà dans son atelier, situé dans une petite rue sur les hauteur du XXème arrondissement.

Atelier_Mademoiselle_Ilo-1Pendant que la créatrice découpe et assemble, je discute avec Hugo, son associé: « Depuis 11 ans, Mademoiselle Ilo réalise des tenues au delà des sacro-saintes couleurs noir et et rouge, affichées dans le milieu BDSM. »

Model Anthrazit
Model Anthrazit
Mademoiselle Ilo - Dolce Vita basque - Model Julie von Trash
Model Julie von Trash
Mademoiselle Ilo - Hana Mondrian dress - Model Hana Dyomene - 08
Model Hana Dyomene
Mademoiselle Ilo - Barbara dress - Model Ernelle
Model Ernelle
Mademoiselle Ilo - Betty basque and hood - Model Hana Dyomene
Model Hana Dyomene

Entre 80 et 400 € la pièce. Mademoiselle Ilo ouvre ses portes tous les vendredis après-midi (15h-18h30) et sur rendez-vous (lui écrire [email protected]), c’est 23-25 rue des Rigoles, Paris 20ème.

Dans un coin du show-room, je remarque un drôle d’attirail, une sorte de table percée de plein de petits trous. « C’est un vacuum bed » m’explique Hugo, « il faut s’allonger dessus, on y fixe une grande toile de latex. Reste à faire le vide et voilà, le corps se fond dans le latex, ce qui sublime l’ensemble. »

DSCF2281Il faut respirer par le tuyau. J’avais essayé lors d’une soirée parisienne de Burning Man. La sensation est un peu claustro mais on peut y rester juste le temps de la photo.

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J’enchaine sur un diner avec Emmanuel du très bon blog hédoniste et parisien Manger Baiser. Ce garçon chic branché japon et bondage, y livre ses plans restos, boutiques d’élégance et en même temps, ces aventures et réflexions libertines. Ce soir, il est accompagné de sa moitié à La Crêperie des Artistes (49, rue Monsieur le Prince, Paris 6ème). Que des produits frais et parfois pas mal d’audace comme la crêpes chocolat poivron, à des prix imbattables. Un super plan !

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Nous nous poilons sur les poncifs autour du milieu libertin: « Lorsqu’une femme affirme qu’elle est libertine, les mecs vont souvent la considérer comme une pute. Pourtant, les libertins ne sont pas branchés prostitution. » Autre apriori : « Les femmes dominatrices racontent qu’en soirée, parmi les mecs qui draguent, y a toujours un abruti pour te dire qu’au fond t’est une soumise qui s’ignore. » Nous étions bien d’accord la dessus et sur plein de choses encore.

Dieu, que j’aime faire parler les gens. Le lendemain soir je crois, j’ai diné chez Mademoiselle A et son mari, le grand reporter Cyril Devault. L’icône fétichiste des nuits parisiennes est aussi comédienne. Elle vient de jouer pendant 5 mois Mon Gainsbourg à moi, à la Folie Théâtre en interprétant et en chantant une jeune femme à la recherche d’elle-même et de son épanouissement sexuel. Un spectacle notamment inspiré de ses expériences.

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Mademoiselle A est l’égérie de Patrice Catanzaro, le magicien du vinyle.

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10003808_401360133375603_1696337248395929839_oPour en revenir au dîner, préparé des blanches mains de la maitresse de maison, rôti de porc et pommes de terre en sauce, tout cela arrosé d’un bon bordeaux, un Château Martet 2012, c’était nickel. Le courant est passé. Pour la première fois, Mademoiselle A se confie sur sa vie de soumise assumée, et ce, du matin au soir. Avec fraîcheur et humour, elle raconte que le SM l’a guérit de ses angoisses. Extrait : « Pendant plus d’un an, j’y allais tous les soirs, (en club SM) sans participer. J’étais pétrifiée, prise de panique et en même temps… je mouillais. Et à un moment, j’ai voulu passer à l’action. Mon amoureux m’a bandé les yeux, a commencé à me mettre des fessées, à m’attacher et à me fouetter. » 

L’après-midi suivante, je revois une vieille connaissance du Paris libéré, Elsa qui vient d’ouvrir la boutique « Extravertie », au 9 rue Oberkampf (Paris 11ème), que des fringues fetish et glamour. Du zentai nuage à la robe corset à lanière en passant par des pièces de corseterie oniriques faites main, vous y trouverez de quoi crâner chez vous en amoureux, mais aussi dans les soirées dédiées.

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 J’ai connu Elsa il y a plus de 4 ans. Elle fût une dominatrice très connue sur la place de Paris. Seulement voila, sa réputation lui vaut quelques soucis moyennement drôles, la rançon de la gloire : « L’autre jour, un client m’essaye plusieurs zentais, des combinaisons intégrales en lycra. Je l’envoie en cabine et je passe vérifier si tout se passe bien. Et la, figure toi que le mec bandait à travers la combi. Le type ressort, me dit qu’il en achète trois, mais avant, il doit retourner à sa voiture pour prendre de l’argent. Et bien, il n’est jamais revenu. Et visiblement, il s’était branlé dans la cabine. J’ai l’impression que le type voulait une petite séance sur le pouce. Sa tête me disais quelque chose, je l’ai peut être dominé, il y a longtemps ».

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Elsa me dit bingo pour le plan que je cherche pour l’émission TV Paris Dernière (sur Paris Première), présentée par le critique gastronomique François Simon qui déambule dans la capitale la nuit. On fera donc ça à la boutique, pour une plongée dans l’univers arty et BDSM. Derrière chaque tournage, il y a souvent une petite histoire.

Par exemple, au début de l’année, cette séquence incroyable au club l’Escarpin, dans une rue étroite, derrière St Paul dans le Marais. Cela faisait longtemps qu’une domina anonyme n’avait pas vu ce soumis qu’elle fréquenta autrefois.

0290017107904541-c2-photo-oYToyOntzOjE6InciO2k6NjU2O3M6NToiY29sb3IiO3M6NToid2hpdGUiO30=-parisderniere-le-road-movie-d-20150212-54dc8bf18f007-854x480-1Joli moment de retrouvaille. Ce qu’on ne voit pas à l’image, c’est la fin de la séance. Ça s’est terminé joyeusement en fist. Une fois sa main enfoncée intégralement, la domina a ponctué la scène,  d’un « et voilà ! »

 

 

 

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