La baize dans le jacuzzi, steu légende urbaine

Le jacuzzi fait-il partie de la panoplie indispensable de l’hédoniste parisien ?  Et bien non ! Baiser au milieu des bulles, c’est vraiment pas pratique. Enquête sur des contre-vérités et des mythes infondés, et le fond, c’est le propre de Paris Derrière.

Il est temps d’abattre quelques clichés. Si faire l’amour dans l’eau est l’un des fantasmes les plus partagés, le jacuzzi possède une aura de sensualité inégalée. De plus, c’est excellent pour le petit corps du parisien contracté par le stress. C’est spa compliqué ! Dopé par les séniors un peu tunés, le marché est en plein boom avec plus 6000 pièces commandés chaque année, et ce, malgré la crise.

Côté imagerie populaire, avouons que le cinéma offre peu de scène de sexe autour de cette thématique. Côté télé, nous avons bien Loana et Jean-Edouard du Loft. C’était il y a 14 ans. Et oui, déjà… Remontons encore le temps avec le film Scarface (1984), le chef d’oeuvre de Brian de Palma . A 1h et 52 minutes, il y a la fameuse scène du jacuzzi, où se pavane Al Pacino.

Capture d’écran 2015-07-18 à 22.50.09En arrière plan, la splendide Michelle Pfeiffer se repoudre le nez.

Capture d’écran 2015-07-18 à 22.50.04Outre le fait que coke et jacuzzi ne font pas bon ménage, et ce en raison du taux d’humidité ambiant, on peut constater que le héros ne barbote pas dans l’érotisme. Il tape la discute avec un type. Et il a bien raison. Pourquoi ?

Voilà les plaintes que j’ai souvent entendu lors de soirées libertines parisiennes en sauna club ou chez des particuliers. “Ça rappe sérieusement les genoux. Aucune position n’est confortable”.

“Le jacuzzi, c’est la plaie des voisins”, me confie Bernard, libertin bon teint, qui s’est aménagé une vaste baignoire massante dans son souplex près des Buttes Chaumont. Il ajoute avec malice “‘Le moteur fait pas mal de bruit. Il peut y avoir un petit côté méprisant quand je batifole dedans avec une jolie fille à 2h du mat. Je comprends que les gens se disent “l’enfoiré, non seulement, il fait du bruit mais en plus, il fait des cochonneries”.

db65c4db-b53e-41dc-a982-b6c7527a401f.1.10Contrairement à ce qu’on pourrait croire, l’eau dilue les sécrétions intimes ce qui a pour effet de diminuer la lubrification et de rendre la pénétration plus difficile. Il faut alors mettre un lubrifiant qui résiste à l’eau. Encore un gros problème : mettre un préservatif dans la flotte c’est mission impossible ! Ça doit se faire à l’air libre. Sinon, c’est bouillon de luxure…

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Je décide donc de poursuivre mon enquête dans une bulle d’exotisme surréaliste au coeur du quartier chaud et grouillant de Pigalle. Le sauna hammam libertin le Moon City compte un maxi jacuzzi avec de bons petits jets dans une ambiance zen “Krishna”, décorée de bouddhas et de stalagtites. Une sorte de mini disneyland pour adulte.

Moon City
Moon City

Mais pour la gaudriole, vous repasserez. Les rapports sexuels, même une ptite branlette, sont interdits, pour des raisons d’hygiène. Ce qu’on comprend aisément.

J’en arrive à cette conclusion : le jacuzzi est un plaisir urbain que l’on déguste seul. A la limite avec un casque sur les oreilles.

Cependant, il faut admettre que c’est très pratique pour racoler en web cam ou pour les rendez-vous réels, emballer en mode lubrique “un petit jacuzzi avant de partir ?” Ça change du “tu montes dans ma belle caisse bb”

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La baignoire à bulle s’affiche comme un instrument de pouvoir un peu moins onéreux qu’une voiture. Si vous n’en avez pas à 50 ans… Que ceux qui ont déjà testé témoignent, que chacun mette son grain de sel de bain, qu’on alimente le fond de recherche sur le jacuzzi, symbole du capitalisme décadent, un mirage aux alouettes…

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7 Commentaires

  • J’ai fait ça une fois… Nous ne manquions pas de place mais je ne te raconte pas le nombre de bleus que j’avais le lendemain car j’ai davantage le souvenir de me cogner partout que d’un moment sexuel intense !

  • J’avais oublié ce détail. Franchement, le jacuzzi c’est top, mais pas pour baiser. On est bien d’accord 🙂 C’est toujours compliqué de détourner un objet, de ce pour quoi il est fait. Encore plus une machine !

  • Ça sent le vécu.? J’avoue que baiser dans la flotte, c’est agréable pour le corps (qui glisse) mais par pour la petite chatte (qui crisse). Kiss

  • je veux parler de ma femme qui s’est faite raccompagner au petit matin complètement saoule et elle puait la cigarette et le sperme. J’ai entendu les rales au moment de jouir des gars qui lui ont tiré les derniers coups sur le pas de la porte. Quand je l’ai faite rentrer leurs spermes coulaient encore entre ses jambes car elle était sortie sans culotte. Elle s’est effalée complètement endormie sur le divan du salon. Je ne l’ai jamais vue dans cet état, mais ça m’a plu de la voir satisfaite car je sais qu’elle aime les plaisirs que lui procure les bites de ses amants d’un soir.
    [email protected]

  • Je n’ai jamais réussi à franchement bien baiser dans un jaccuzzi. C’est chaud, excitant mais ça glisse mal et c’est au final peu agréable.
    Anecdote :
    Dans le bassin du Moon, avec une douce amie que je menais dans une découverte relaxante du libertinage, nous lutinions sans trop prendre garde au petits jets d’eau chaude nous chatouillant les miches. Découverte, relâchement..sans trop prendre garde j’ai fini par avoir des cloques aux fesses…
    Il m’a fallu 15 jours avant que cela disparaisse.
    Emma, je confirme, c’est pas top…en revanche, le hamam pour qui supporte peut être un espace très très hot….

  • A proscrire ab-so-lument, la gaudriole dans le jacuzzi ! C’est tout sauf un bouillon de luxure !

    J’y croyais pourtant, ça rendait vachement bien dans ma tête. Champagne, weed & l’amoureux. Comme dans les films.
    Embrumés et enivrés, on se cherche tout en barbotant… La température monte.

    Mais voilà, d’un coup de coude, je perds le pétard dans l’eau.
    On se marre comme des bossus, et on se rabat sur le champagne. Pas très stratégique, le mélange des deux nous tape sur le crâne.

    A vrai dire, on est plus à l’état larvaire qu’autre chose, et la queue de monsieur ressemble à une nouille trop cuite.
    Je tente alors une turlute en apnée, mais c’est juste impossible de garder son sérieux (et il faut remonter à la surface comme un béluga asthmatique toutes les 20 secondes).
    Qu’à cela ne tienne, au moins pour la légende, il faut consommer : on se contentera d’engager les choses avec une DME (Demie-Molle Exploitable).

    Enième mauvaise idée de la soirée ! Je suis menue et aucune position n’est confortable : mes os cognent contre les parois, et les assises moulées exprès pour les culs potelés me cisèlent la couenne.

    Finalement, je sors du potage pleine d’hématomes et me ridiculiserai le lendemain matin face à mon beau-père qui tente une approche hyper stratégique :
    “Alors les jeunes, vous avez profité du jacuzzi ?
    – Euh oui oui…
    – Sois franche, profité… Profité ? Car il faut que je verse des spermicides dans l’eau dans ce cas…
    – Ah, euh, bah oui…
    – … Ahahah j’décoooonne ! Meuh ça existe pas les spermicides pour jacuzzi !”

    Aujourd’hui, ma mère et mon beau-père ont déménagé.
    Il n’y a plus de jacuzzi, mais on me ressort régulièrement cette histoire, souvent dans des moments très adéquats comme les repas de famille.

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