Femme fontaine, ça coule de source ?

Niki de Saint-Phalle - Fontaine représentant la luxure, avec des femmes jouant dans l'eau

Si toutes les femmes sont « fontaines », ça ne veut pas dire que toutes prennent du plaisir dans l’éjaculation féminine, soyons clair ! Messieurs, s’il vous plait, cessez de vouloir à tout prix tester la technique sur chaque nana que vous rencontrez. Elles peuvent être parfaitement épanouies sans cela. Ceci étant dit, pour seulement celles qui veulent tenter le geyser, voici les conseils de Maryssa Rachel, auteure de chronique sexo pour Jeanne Magazine (presse lesbienne).

Le plaisir est-il contrôlable ? Je ne sais pas, ce que je sais par contre, c’est que bon nombre d’entre nous contrôlons sans même le savoir nos « éjaculations ». Car il s’agit bien d’éjaculation féminine. Nous, les femmes, avons encore bon nombre de tabous ou de croyances qui nous empêchent de nous laisser aller. Hors, la clé du plaisir, c’est le lâcher prise.

Nous sommes toutes « fontaines », certaines l’ignorent encore. En premier lieu, notons que pour « éjaculer » il faut tout d’abord se connaître soi-même et savoir s’abandonner au plaisir en supprimant de son esprit tous sentiments parasites, en « osant » se lâcher, en faisant confiance à notre partenaire et à nous-mêmes.

On parle souvent dans les articles du pourcentage de femme fontaine ; des glandes qui déclenchent le jaillissement du plaisir, du pourquoi certaines ne le sont pas etc…mais rarement de « qui » ou de « comment » déclencher le « liquide de jouissance ». Je mets au défi, tous les intellos curieux, de sortir lors d’un repas entre amis que les glandes de Bartholin et de Skene se gorgent d’un liquide qui est expulsé par l’urètre : transparent, sans odeur, (sans agent de texture et sans conservateur)…d’abord parce que tout le monde s’en fout et ensuite parce que tout le monde s’en fout.

Peroni

Pour certaines d’entre nous, ça s’est passé un soir dans notre lit lorsque nous étions encore de jeunes vierges effarouchées, nous avions entre dix et vingt ans. Les doigts posés sur notre clitoris ou fouillant notre intimité ; en pleine découverte de notre corps. Nous nous sommes laissées aller à une jouissance extraordinaire, ouvrant par mégarde les vannes du plaisir. Nous avons trempé nos draps, honteuses, nous avons vite recouvert les traces de notre péché orgasmique. Certaines d’entre nous ont même, peut-être, fait une sorte de blocage psychologique à la suite de ce petit incident.

Pour d’autres, c’est la rencontre magique avec un(e) magicien(ne) du plaisir qui a permis à notre corps de se libérer enfin. Un homme ou une femme a ouvert le petit robinet orgasmique. Et là c’est la délivrance absolue, le septième ciel, le nirvana. Lorsque l’orgasme est arrivé, nous nous sommes sans nul doute, un peu retenues, prise d’effroi en ayant une envie subite d’uriner ; mais notre partenaire habile a su alors nous mettre à l’aise et à continuer sa stimulation intime, jusqu’à ce que notre plaisir jaillisse, enfin, sans honte et sans retenue.

Mais comment avions-nous réussi dans nos jeunes années à nous libérer ? Comment nos amant(e)s ont-elles/ils permis à notre plaisir de se liquéfier de la sorte ?

Premier point important, non nous ne sommes pas incontinentes !

Crédit : Laurent Benaïm
crédit : Laurent Benaïm

À quelques centimètre à l’intérieur de notre vagin se trouve la petite zone sensible, l’élément déclencheur. Il suffit de la stimuler un peu, pour qu’enfin notre orgasme libérateur se déverse. Par pénétration, il nous suffit d’insérer notre majeur et notre annulaire, bien pousser vers le nombril à s’en tordre presque la main et bouger de façon dynamique… Lorsqu’on sent l’orgasme arriver, il faut laisser notre corps prendre la relève et ne plus penser, se laisser aller, et ça c’est le plus difficile. Il faut savoir rassurer et pousser sa partenaire au-delà des limites du plaisir, la faire basculer dans la parfaite confiance.

Il s’agit une fois de plus de ne plus laisser notre cerveau prendre le dessus sur notre corps, mais juste apprendre à lâcher prise. Nous n’avons pas toutes la chance de tomber sur d’excellents amants ou maîtresses, nous n’avons pas toutes la chance de connaître notre corps sur le bout de nos « doigts ». Non pas que l’éjaculation soit la preuve de notre orgasme, car nous pouvons toutes jouir sans nous déverser, mais il faut avouer qu’il s’agit bien là de la « queue de la comète ».

Alors, Mesdames, que vous ayez quinze, vingt ou quatre-vingt dix ans, il n’est jamais trop tard pour mouiller vos draps. Il n’y a aucune honte à ça bien au contraire… A vos alaises…

Anita Ekberg, dans la fameuse scène de la fontaine de Trevi, tournée en 1960 par Federico Fellini dans « La Dolce Vita ». image tirée du film
Anita Ekberg, dans la fameuse scène de la fontaine de Trevi, tournée en 1960 par Federico Fellini dans « La Dolce Vita ». image tirée du film
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1 Comment

  • Ah enfin un article qui dit la vérité,

    Oui ça marche comme ça, c est plus physique et technique que tenir de la magie!
    J avale tout de ma partenaire quelle m urine dessus, non, je ne pense pas, ça n a pas le même goût du tout!
    J ai 33 ans, je l ai découvert il y a 15 ans, mes partenaires adorent, la technique est facile et efficace! Comme l anulingus qui est pour moi le départ d une sodo et obligatoire si c est la première ou antécédent difficiles avec l anale, j ai eu beaucoup de chance, être élevé qu avec des femmes… J aime votre site je ne suis pas le seul je pense!!!

    NB/ un petit doigt de sa partenaire, même à un boxeur avec quelques plaques dans la mâchoires ne retire aucunement sa virilité …

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