Tarte au poil sous les jupes à franges et bi en folie

#poilorama

En vrac : mon actualité velue, l’hommage du tout Paris dévergondé à son photographe attitré, la naissance d’un magazine LGBT de proximité et enfin la résolution d’un épais mystère : pourquoi les libertines préfèreront toujours la jupe à franges au tailleur Yves St-Laurent, outre l’accessibilité, off course !

Pourquoi le poil, c’est beurk ? Quels sont ses rapports avec la sexualité notamment féminine ? Pourquoi le poil pubien n’est-il jamais représenté dans l’art ? Quelles sont les responsabilités de la publicité, de la presse féminine, du porno dans l’épilation ? Y a t-il un retour du poil ? L’Homme de demain sera t-il glabre ou velu ? Derrière l’apparente légèreté de ces quelques millimètres de kératine, se dissimulent des questions profondes et passionnantes sur notre société. Vous découvrirez tous ça dans #poilorama « Quand le poil tente de sauver sa peau », la nouvelle web série documentaire d’ARTE Créative, dont je suis fière co-auteure et co-réalisatrice aux cotés d’Olivier Dubois et d’Adrien Pavillard. 10 épisodes à la fois instructifs et poilants, avec des références pop culture. Mise en ligne intégrale, comme l’épilation, ce mardi 1er décembre.

Du coup, je m’efforce de saupoudrer du poil dans le PAF. Après Sud Radio dans l’émission d’Isabelle Bres lundi dernier, je serai lundi sur Europe 1 entre 20h et 22h dans le Social Club de Frédéric Taddeï. J’irai sur France Inter le jeudi 10 décembre, dans l’émission de Laurent Goumarre Le Nouveau Rendez-vous à 21h00. J’ai répondu pour la presse écrite et le web à des journalistes de Technikart, Néon et Cheek Magazine. En espérant ne pas finir par vous raser !

Accès au trailer en cliquant sur l’image

FR Poilorama1∏ Honkytonk Films

Vous pouvez d’ors et déjà découvrir les 2 premiers épisodes de #poilorama chez notre partenaire Kombini notamment le #2 Bête de sexe, qui plaira particulièrement à mes chers lecteurs. Par ailleurs, je compte prochainement raconter sur Paris Derrière tout ce que nous n’avons pu hélas mettre dans la web série, déjà bien touffue !

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Qui est-ce qui te prend ? C’est Ressan bien sûr ! Mardi soir, me voilà au Taken, club classieux sur l’Ile St louis. C’est fête pour la sortie du beau livre Paris libertin de Ressan, le seul photographe autorisé dans les partouzes, et ce depuis 30 ans. L’artiste a le don de rendre splendides les étreintes collectives sensuelles ou bestiales. Pour le commander pour Noël, c’est ici.

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12208268_543795192449643_6371372761806768067_nIl dédicace à la chaîne dans la boite de cul pleine à craquer. L’expression « les uns sur les autres » prend ce soir là tout son sens ! Je tape longuement la discute avec les deux seuls mec bi immortalisés sur le papier glacé. La bisexualité masculine demeure encore tabou, même si, il faut bien l’admettre, les choses commencent à bouger petit à petit. Ces deux charmants messieurs m’ont expliqué qu’ils adorent se bécoter et se tripoter. Car la suite est quasi systématique. « Très vite, une nana vient se joindre à nous, toute émoustillée et ça ouvre de sacrées hostilités derrière ». Qui a dit que les hommes entre eux, ça n’avait rien d’excitant ?

Pour ceux qui apprécient le mélange des genres, saluons la naissance de Garçon Magazine, qui, contrairement à ce que son nom laisse entendre, parle de toute la communauté LGBT (Lesbiennes, Gay, Bi et Trans).

CU0EZGMUEAAHzNvCe n’est pas forcément visible dans le premier numéro « faute de temps » m’assure le directeur de publication, Christophe Soret « mais une lesbienne et une trans viennent de nous rejoindre pour le numéro 2 » Cette publication, en vente dans les kiosques à partir d’aujourd’hui, possède aussi la particularité de faire de l’info de proximité avec 5 cahiers régionaux (Ile-de-France, Grand Est, Grand Ouest, Grand Nord, Grand Sud). Le contenu va de l’interview de personnalités politiques à des gros plans sur les acteurs associatifs en passant par les nouveaux bars à cul. Y a pas qu’à Paris que les minorités sexuelles se libèrent.

Le fantasme du plombier, serait-il plus réalisable en club que sur internet ? Mercredi, direction le musée du Luxembourg. C’est table ronde sur le libertinage à l’occasion de l’expo Fragonard amoureux. Galant et libertin. L’intervention du sociologue Philippe Combessis est assez décapante. D’après ses observations poussées, il en ressort:

  • que la mixité sociale est moins importantes dans le polyamour que dans le libertinage. Pourquoi ? Parce que dans un couple, celui ou celle qui va chercher un ou une troisième laronne, pour une relation sérieuse à plusieurs, et bien cette personne ne veut pas faire honte à sa première moitié. Vous me suivez ? Donc, elle va, si possible, lui présenter quelqu’un du même milieu. Alors que dans le libertinage où il est plus question de consommation que de sentiment, on est moins regardant sur l’origine social d’un nouveau membre.
Extrait de la vidéo de promotion de l'exposition "Sade, Attaquer le soleil", au musée d'Orsay.
Extrait de la vidéo de promotion de l’exposition « Sade, Attaquer le soleil », au musée d’Orsay.
  • que, dans le libertinage, la mixité sociale est plus importante en club que sur les sites de rencontre. Selon Combessis, « Internet c’est la possibilité de connaitre quelqu’un qui est loin mais qui nous ressemble. Alors qu’en club, vous rencontrerez plus facilement des gens qui n’ont rien à voir avec vous. C’est le meilleur moyen de quitter le réseau des Ukrainiens de Paris ! »

IMG_1588C’est d’ailleurs pour ça que les messieurs n’ont droit à aucune fantaisie vestimentaire, sorti du pantalon de costard et de la chemise. Quand aux dames, elles sont toutes sapées dans le même style, axé sur « l’archétype de la poupée sexy, porno, collection Arlequin ou encore Fifty Shades. » Pourquoi donc ? Ces codes se veulent le dénominateur le plus commun à toutes les classes sociales et donc, « permettent de développer l’excitation sexuelles parmi le plus grand nombre de personnes, de milieux différents. Ces stéréotype permettent de précipiter les choses, sans en avoir l’air. » Au cas ou certains confondraient avec une soirée puzzle !

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